31 octobre 2007
Nos petites bibliothèques...
... d'enfants. Parce que comme tout bon gamin qui
se respecte on a tous dans nos mémoires un, deux voire trois bouquins
que l'on a écornés dans tous les sens tellement on les a lus et relus.
Moi je suis de ces littératurenfantinovores. Et il y a trois bouquins
qui m'ont marquée au fer rouge...

Les deux premiers et sûrement parce que moi zaussi j'étais plutôt remuante sont Les Malheurs de Sophie et Un bon petit diable de la Comtesse de Ségur. Je les trouvais captivants, à tel point que j'avais tenté de mettre en scène le second avec ma meilleure copine de l'époque. N'avait les décors, les costumes et tout et tout seulement elle n'avait pas un goût aussi prononcé que moi pour le théâtre et elle m'a salement laissée choir avec mon scripte (la garce! :traumatisée:). Bref, je ne sais pas si mon intérêt vient du calvaire qu'était la vie de ces pauvres gosses déjà prédestinée à faire du social, et n'allez pas croire que je me réjouissais déjà du malheur des autres, nan parce que ça c'est venu bien plus tard ou si c'était toutes ces bêtises plus inventives les unes que les autres qui me ravissaient à ce point, mais alors pour rien au monde je ne les revendrais. Par contre, je n'avais été que moyennement... très moyennement ravie de l'adaptation télévisée qui avait été faite de Sophie. Ils m'ont tout brisé le comment que je l'imaginais son monde :mineboudeuse: et puis ma Sophie à moi elle ressemblait pas du tout à la petite peste de chez les Minikeums. Bon je vais pas le cacher, je regardais quand même en douce d'ailleurs ça me fait penser qu'y a un bout de temps que j'ai pas fait un billet jegueulepourriendireetjelevauxbien.

Autre livre majeur : L'Appel de la forêt de Jack London illustré par Philippe Munch. My God! Quel ouvrage! Avec des gravures à toutes les pages, des photos historiques et tous ces loups... :gagalovesupragigamiam: Je m'en délectais sans fin. Je l'ai dévoré tellement de fois que si on le voulait on ne pourrait même pas les compter sur les doigts d'une main, des deux mêmes! Je l'aimais à tel point que quand ma maîtresse de primaire (j'me souviens plus de la classe) avait demandé aux petits nenfants d'amener en classe leur livre préféré c'est celui ci que j'avais glissé dans mon cartable. J'avais exposé oralement tout un tas de truc à son sujet que je serais totalement incapable de vous redire aujourd'hui mais tout le monde était emballé. Il s'était même créé une liste au sein de la classe pour ceux qui voulaient me l'emprunter... et je désespérais de le récupérer tellement y en avait des noms sur c'te foutue liste. Beh voui c'est pas le tout! Mais c'est que je l'avais encore pas suffisamment étréné...
Et vous zalors, dites moi tout ?
1° J'ai choppé cette photo par gogole parce que malheureusement je n'arrive pas à remettre la main sur le mien de bouquin. Je suis dépitée!
2° Un Bon Petit Diable chez Folio Junior Edition spéciale numéro 656. A l'époque il coûtait 33frcs, l'étiquette fait encore foi au bas de la quatrième de couverture.
3° L'appel de la forêt, chez Gallimard Jeunesse dans la collection Chefs-d'oeuvre universels.
29 octobre 2007
Je vais devoir m'absenter...

... quelques jours. Beh voui, ça me fend le coeur, mais c'est que le Maroual étudie aussi, malgré ce que mes articles laissent à penser mon intelligence n'est pas chose innée je sens bien que je casse un mythe là. Plus sérieusement, comme je vous l'ai dit un peu à la va vite dans mon avant dernier post, j'ai été désignée pour être réalisatrice sur un des trois films de fin d'étude des licences de ... [rewind] ... [lecture] ... pour ceux qui ne serait peut-être pas au courant, petit Maroual suit des études de cinéma à l'université de parchezmoi. En dernière année de licence, trois courts métrages sont tournés dans le cadre d'un module appelé "atelier d'écriture et de mise en scène". J'ai été choisie pour réaliser un de ces trois films :jemelapètegravelàenfait:, et indépendamment de cela, comme tous les éléves de la section, je dois écrire un scénario à partir d'un des thèmes imposés. Trois scénarios vont être choisis sur la totalité de ceux proposés, un pour chaque film. C'est pourquoi, et là on est à nouveau au point de avantlerewind, ça serait vraiment le bonheur que le mien soit choisi et que je me retrouve à réaliser mon scenario. Bon après ce n'est pas non plus une nécessité... OH SI! :bave: ... bref, je suis pas en avance parce que je peux pas tripoter tous les boutons de l'interface canalblog et bosser correctement. Donc quelques articles ont été pré-enregistrés, je passerai de temps à autres pour répondre à vos coms et pour le reste je vous dis à vendredi soir. :secouefortfortethautsonbrasfluet:
° Pour les petit(e)s curieux(ses) qui me l'ont demandé, j'ai dégoté ma belle
machine à écrire dans les armoires de Grand-Maman. Elle appartenait
(elle appartient toujours d'ailleurs) à ma mère quand elle était toute
petite petite.
28 octobre 2007
Nota bene: synchroniser ma montre...
... et rien à voir avec le changement d'heure, ça c'est plutôt positif ça m'aurait permis de dormir un peu plus longtemps si un satané bisekikilèvetôt ne m'avait pas bigophoné à l'aube... :alahaine:
En boulette dorée que je suis, j'ai raté deux des cinq représentations théâtrales que je voulais absolument voir on se refait pas pour cause de jesuisunegourdassefiniequ'aaucunenotiondutempsquipasse. Mais j'ai décidé de quand même vous faire une petite fiche plus détaillée sur chaque pièce au cas où elle passerait du côté de chez vous. Malheureusement vous n'aurez donc pas ma critique et je vais me contenter de rester en surface, mais ce n'est que partie remise et si vous avez l'occasion d'y aller j'espère que vous me ferez part de votre ressenti.
# Révélations (The Dying of Today)

de Howard Barker
° Equipe technique
mise en scène Guillaume Dujardin
texte français Isabelle Famchon
avec Michel Dubois, Jean-Marie Frin
collaboration artistique José Drevon
scénographie Pierre Marinker
costumes Françoise Luro
lumières Christophe Dubois
son, musique et régie son Joël Migne
assistant son Philippe Petit
régie lumière Moëren Tesson
électricien Claudio Codemo
régie générale et plateau Patrick Le Mercier
habilleuse Antoinette Magny
décor construit par les ateliers de la Comédie de Caen Bruno Banchereau, Patrick Demière, Benoît Gondouin, Patrick Le Mercier, Gérard Lenoir, Hubert Rufin, Serge Tarral
assistante stagiaire Valérie Paüs
production déléguée Comédie de Caen-Centre Dramatique National de Normandie
coproduction Compagnie Mala Noche, L’Avant-Seine Théâtre de Colombes, L’Arc en Ciel Théâtre de Rungis
avec le soutien de la DRAC de Franche-Comté et de la Région de Franche-Comté
° Note d'intention
Deux hommes dans un salon de coiffure. L’un doit raconter L’autre, écouter. Celui qui raconte, aime raconter. Celui qui écoute est le barbier. Seulement ce jour-là, celui qui raconte ne sait pas par où commencer. Ce qu’il a à raconter est grave. Il s’agit de débâcle et de mort. De chaos et de destruction. Et celui qui aurait dû écouter se met à parler. À dire ce qu’il imagine. À inventer un langage, lui qui ne parlait jamais. Il a vécu, ce barbier. Le chaos, il l’a connu dans le passé. De muet, il devient bavard. Et celui qui devait parler est muet désormais. Lui qui n’avait jamais vécu se met à écouter et à découvrir les nombreuses possibilités
de l’âme humaine. Face au miroir. Tout cela est possible, car ils sont regardés. Par eux-mêmes, dans ce miroir. Par d’autres, sûrement. La nouvelle qu’ils détiennent, maintenant, conjointement, personne ne la connaît. Personne dans le reste de la ville ne sait ce qu’ils savent. La ville est encore calme. Le chaos va bientôt arriver. Et comme un écho prémonitoire à ce chaos, la destruction commence. Le salon est détruit. Les miroirs sont cassés. Les souvenirs sont éparpillés. Le causeur découvre la vie. Les mots ne suffisent plus. Celui qui devait écouter ne parle plus, il casse. Il casse les miroirs. Il n’y aura plus désormais de reflet. Ils cassent les portes. Le monde pourra désormais rentrer. Celui qui devait parler regarde le monde détruit devant lui. Autrefois il parlait et partait. Aujourd’hui, il n’a rien dit et va rester. La ville est agitée. Le chaos est annoncé. La ville s’est vidée. Les habitants sont protégés. Seuls les deux hommes du salon de coiffure sont restés. Ensemble, ils attendront la destruction. Ils la verront. Ils la vivront. Sans miroir.
Révélations est un concentré de Tragédie. Tragédie antique, Tragédie classique, Tragédie d’aujourd’hui. Tragédie car c’est une page insoupçonnée de l’Histoire de l’Humanité que ce barbier et son client jouent devant nous.
Note de Guillaume Dujardin
° Extraits
DESTRUCTION
Je tremble d’admiration mais pas seulement d’admiration un peu de ce tremblement est de la
peur je dois l’admettre
ENCORE DE LA DESTRUCTION
Le barbier m’a déjà surpassé de beaucoup non seulement dans son talent de raconteur dont il
faut sans doute attribuer une bonne part à son investissement personnel dans le dénouement de
son récit mais dans sa puissante intuition de ce qui doit sûrement en être le dénouement
ET ENCORE.
Je suis par comparaison un dilettante
UNE CASCADE D’INSTRUMENTS.
Comme il le suggère si vilemment la destruction de l’armée dans une contrée lointaine n’est que
ET ENCORE TANDIS QU’UN TIROIR EST RENVERSÉ
Comment devrions-nous l’appeler le prélude d’un événement plus vaste encore à venir.
LE BARBIER
Plus de garçon, plus de boutique, plus de ville, regardez-moi
DNEISTER
Oui
LE BARBIER
Vous regardez?
DNEISTER
Je regarde oui
LE BARBIER
Qu'est ce que vous voyez ?
UN TEMPS.
DNEISTER
Le barbier irradiant de désespoir
UN OBJET EST LANCÉ CONTRE LE MIROIR. LE VERRE SE BRISE, TOMBE.
LE BARBIER
PLUS DE VISAGE NON PLUS
DNEISTER
Non à vrai dire
LE BARBIER
Les esclaves sont sans visage
DNEISTER
C’est la définition de l’esclavage mais quelle est l’urgence on pourrait installer des fauteuils sur le
trottoir un peu communier dans le malheur et nous signaler mutuellement les petits signes infimes
mais qui se précisent de la désintégration pour moi c’est l’aspect gratifiant des mauvaises
nouvelles si je suis un dilettante je suis aussi un connaisseur il y a une brise douce qui arrive du
port et les chapeaux de soleil même si dans votre rage vous les piétinez jusqu’à l’informe ne se
laissent pas facilement détruire
IL EN RAMASSE UN PAR TERRE.
C’est approprié
# Le Misanthrope

de Molière
Ce spectacle fut créé le 4 mai 2006 au Granit, scène nationale de Belfort.
° Equipe technique
mise en scène Benoît Lambert
scénographie et lumière Antoine Franchet
costumes Violaine L. Chartier
assistée de Elsa Le Guichard, Sophie Heurlin
réalisation sonore Jean-Pascal Lamand
construction décor Florent Gauthier, Franck Tenot, Kevin Auguste
régie générale Marc Chevillon
régie plateau Florent Gauthier
régie son Patrice Nivot
avec
Emmanuel Fumeron :: Philinte
Cécile Gérard :: Arsinoé
Didier Grebot :: Clitandre
Etienne Grebot :: Acaste
Guillaume Hincky :: Oronte
Ana Karina Lombardi :: Eliante
Lara Suyeux :: Célimène
Emmanuel Vérité :: Alceste
production déléguée Le Théâtre de la Tentative
coproduction Le Centre Dramatique Régional de Tours, Le Granit scène nationale de Belfort, Le Forum scène conventionnée de Blanc-Mesnil, la Maison de la Culture de Nevers
avec le soutien de la DRAC Bourgogne, du Conseil Régional de Bourgogne, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis et de la Ville de Dijon
Benoît Lambert est artiste associé au Granit, scène nationale de Belfort
Les photographies du spectacle sont réalisées par Clément Bartringer.
° Note d'intention
« Elle est où, votre limite à vous ? »
Je ne sais pas si Alceste a raison. Je ne sais pas si son emportement contre le monde est légitime. Je crois que cela, précisément, doit rester dans la pièce à l’état de question. Et ce qui compte, c’est cette question que pose Alceste, justement. Alceste pose la question de la limite. Il demande au public : « elle est où, votre limite à vous ? Jusqu’où êtes-vous prêt à supporter tout ça ? ». Alceste, c’est quelqu’un qui a atteint sa limite. Il n’en peut plus, vraiment. Il y a quelque chose qui lui fait horreur. C’est très beau, finalement, cette plongée dans l’horreur d’Alceste. Alceste a honte de la façon dont vivent les hommes entre eux, et il le dit. Il faut prendre très au sérieux sa protestation, non parce qu’elle est juste, mais simplement parce qu’elle est sincère. Il n’y a chez Alceste ni feinte, ni complaisance. Il faut croire cela, sinon la pièce n’a plus aucun intérêt. Mais il faut rappeler aussi que la limite est une question pragmatique, et que celle d’Alceste n’est pas nécessairement la nôtre. C’est sans doute ce qu’il y d’effrayant dans sa question.
« Qu’avons-nous finalement en commun ? »
Car Alceste a peur, aussi. Il est terrifié : comment les autres font-ils pour supporter le monde ? Sont-ils aveugles, ou fous ? Ou alors, est-ce lui le fou ? Est-il seul à voir le monde ainsi ? Pourquoi n’avons-nous pas tous la même limite ? Pire, même : qu’avons-nous finalement en commun ? La question terrible d’Alceste : qu’ai-je en commun avec cette femme que j’aime, ou avec cet ami, qui supportent l’un et l’autre des choses parfaitement insupportables ? (Alceste me fait penser parfois à ces personnages paranoïaques du cinéma, ceux qui ayant découvert un « grand secret » ou un « grand complot », peinent à le faire admettre à leur entourage même le plus proche, et se trouvent rejetés dans l’irrationnel par ceux-là même dont ils attendent la plus grande compréhension. Il a quelque chose aussi de ces personnages de Sarraute qui s’efforcent de faire partager à autrui l’effet d’un mot, d’une phrase ou d’un geste apparemment anodin, du moins pour leur auteur.)
« Comment vais-je faire pour te supporter ? »
Mais cette question de la limite, c’est aussi une question qui fait rire, peut-être simplement parce qu’elle va de soi : elle est notre lot commun, la trame même de notre vie. Nous passons notre temps à négocier les limites, à disputer ensemble des limites, pour définir les frontières du supportable et les contours d’un monde habitable. La démocratie, c’est simplement la forme politique de cette dispute, de cette négociation. La tyrannie, c’est la puissance qui empêche que cette dispute ait librement lieu, et qui impose les limites du dehors. Mais cette dispute n’est pas que politique, ou publique : même dans un espace social pacifié, ou admissible, il faut poursuivre la négociation avec ses proches, ses amis, ses amours. Jusqu’où peut-on aller ? Quelles sont les frontières du supportable ? Ou encore : comment vais-je faire pour te supporter ? Et au fond, ce qui fait rire, ce que tout en posant légitimement la question de la limite ou de l’insupportable, Alceste refuse la négociation nécessaire en brandissant une réponse non-négociable : entre le monde et lui, il somme ses proches de choisir, et surtout Célimène. Mais, bien sûr, il ne peut pas faire autrement…
« Si vous me faîtes horreur, ne devrais-je pas vous faire horreur aussi ? »
Ce qui est beau, c’est qu’il y a dans la pièce beaucoup de gens qui tiennent à Alceste, qui le supportent, qui l’aiment. Tous, même, pour ainsi dire, y compris Oronte qui l’aborde si gentiment (pourquoi serait-il hypocrite? Le voir ainsi, c’est donner d’emblée raison à Alceste). Pour tous ceux-là, étrangement, il n’est pas insupportable, pas encore. Pour eux, la limite n’est pas atteinte. Cela, pour Alceste, c’est sans doute incompréhensible. Si vous me faites horreur, ne devrais-je pas vous faire horreur aussi ?
Il faudrait que chaque scène soit jouée avec le maximum de sincérité possible, que rien ne soit dit ironiquement, ou légèrement. Ce qui est terrible, dans le Misanthrope, c’est quand on a l’impression que tous ces gens, Philinte, Célimène, Oronte, les Marquis, Arsinoé, Éliante, sont bien les hypocrites et les mondains qu’Alceste dénonce. C’est ne leur laisser aucune chance, refuser d’admettre qu’ils se débattent eux aussi aux limites, dans la question des limites, le plus sincèrement possible. Pourquoi les supposer méchants, aigris, lâches, coincés ou faux ? Pourquoi leurs limites personnelles ne seraient-elles pas respectables ?
Mais il faudrait aussi que tous les acteurs restent en scène pendant toute la durée de la pièce, non pas pour produire un quelconque effet brechtien, mais simplement pour fabriquer de l’indifférence, ou pire, de la bienveillance. Présences muettes, plus ou moins occupées, peu concernées par ce qui arrive, mais s’arrêtant soudain pour regarder l’action à l’occasion d’un éclat de voix, d’un geste violent, avant de retourner à leurs propres affaires… Ou alors, tout à coup, ce sont les autres qui occupent toute la place, qui dansent, chantent, boivent, s’amusent ou s’ennuient bruyamment, ou encore inventent un rituel étrange et incompréhensible…Alceste, à chaque instant, voit le monde continuer sans lui, indifférent à ses clameurs. Il le voit à travers une vitre, un calque, un voile. Il voudrait réveiller tout le monde, que chacun enfin voit le monde par ses yeux à lui. Qui voit mal, lui ou eux ? Mais la vie continue… Il n’est pas le personnage principal…Oui, bien sûr, les autres s’absentent, ils continuent sans nous…
Le contraste de cette absolue sincérité et de cette soudaine indifférence, c’est le cauchemar d’Alceste, c’est la marque scénique de son cauchemar et de son drame. Celui-là qui s’inquiète pour lui, ou qui l’empoigne, ou qui dit l’aimer, celui-là soudain s’absente, passe à autre chose, sans regret ni remords, joyeusement presque, et sans penser à mal. Cette scène, qui va se répéter tout au long de la pièce, c’est la scène inaugurale, celle dont Alceste a été témoin et que l’on ne voit pas, cette scène qu’il reproche si violemment à Philinte : « Je vous vois accabler un homme de caresses / Et témoigner pour lui les dernières tendresses (…) / Et quand je vous demande après quel est cet homme / À peine pouvez-vous dire comme il se nomme / Votre chaleur pour lui tombe en vous séparant / Et vous me le traitez, à moi, d’indifférent ». Scène obsédante, atroce : que font-ils, tous, après mon départ ? Que font-ils, quand ils sont sortis ? Que verrais-je, s’ils restaient tous là ?
Qu’est-ce que les autres aiment tant chez Alceste, qui peut les émouvoir quand il est là, mais les faire rire aussi bien quand il est absent (Philinte et Éliante au début de l’acte IV) ? Quelle est cette chose qui les touche tant, et qu’ils oublient, aussi, parce que, comme on dit, la vie continue, et qu’il faut bien la vivre ? Ceci, sans doute : la capacité de s’indigner encore, d’éprouver violemment sa propre limite, cette vigilance dont on sait parfois qu’elle nous fait défaut. Oui, même s’il se trompe, même s’il exagère, même s’il s’aveugle, Alceste rappelle à tous ceci : qu’il est essentiel d’éprouver ses limites, sauf à accepter de se transformer en salaud, ou en collabo…
° Presse
Un crooner haut comme trois pommes en costume blanc de mafieux, un plateau qui se transforme en concert de pop anglaise, en tripot, en terrain de golf, de chasse ou en scène de bagarre digne d'un Cassavetes ou d'un Scorsese, et d'excellents comédiens qui traitent le délicieux texte de Molière avec toute l'intelligence et l'humour nécessaires : c'est là le pari fort réussi du metteur en scène Benoît Lambert, qui nous fait vivre deux heures intenses dans les méandres de l'amour et de l'amitié. Du rythme, des convulsions, des virgules musicales ou lumineuses qui tombent à point nommé pour relancer la machine savamment huilée du génial dramaturge, tout y est. L'interprétation est telle que ce "Misanthrope", sans rubans ni crinoline, n'a jamais été aussi contemporain.
Laure Teyral
Le Point, 1er février 2007
° Vous pouvez retrouver toutes les informations ainsi que toutes les photos des spectacles sur le site de la Comédie de Caen. Les photos illustrant cet article ne sont bien sûr pas de moi.
27 octobre 2007
Baptême de taguâge...

... :serâclelagorge: Et voilà qui est fait je viens de me prendre un gros taguâge dans la djeule et même si dit comme ça ça paraît pas sympathique du tout et beh je suis bien contente que Mamzelle Charlotte ait pensé à moi. :prendsonairtoutentimidisé: Le seul souci, c'est que oui beh oui c'est bien biô tout ça mais je sais pas franchement quoi y mettre moi dans ce pwuit pwuit là...
Tût! silence... l'artiste se concentre! :sepincel'arêteduneztoutensefrottantlecoindesyeukparcequeminederiençamedonne
unesacréprestance: :depirenpirelesmileys:
Cinq choses que tu aimerais faire avant de mourir
C'est qu'en fait en ce moment j'ai pas pour projet de casser ma pipe... On en reparle si c'est au goût du jour.
Cinq choses que tu sais faire
# Lever le coude
# Lever le coude
# Lever le coude
# Lev... bon ok c'est con et c'est long.
# Alors plus sérieusement... (tient ça je sais faire de temps à autres) et de une.
# La grasse matinée.
# Me lever aux aurores paradoxal avec le truc d'avant mais je fais pas dans le juste milieu. Soit je me lève à midi soit je me lève à 6h, entre c'est deux là c'est pas la peine je suis infâme.
# Manger des smacks, aller aux wc pour la petite commission restons un minimum décent quand même et réussir à embaumer la pièce d'une odeur de riz soufflé smacksisé au caramel nan nan pas de rouge betterave ou je ne sais quoi d'autres... les smacks!! Un cas pour la science je vous jure.
# Charmer mon prof de mise en scène, parce que hhiiiiiiiii j'ai décroché le poste de réal sur le film de fin d'étude des licences. Ca fait genre je suis une vantarde ce qui n'est pas fonciérement faux mais je pouvais pas le garder plus longtemps. :hystériquementirrécupérable:
# Et pleins d'autres trucs aussi mais je sens que vous êtes à deux doigts de couper court à la conversation.
Cinq choses que tu ne sais pas faire
# La gueule bien longtemps et dire des vacheries sans le regretter ensuite...
# Fermer ma grande goule ou l'ouvrir juste pour dire des trucs intelligents...
# Souffler le verre...
# Etre modeste parce que j'ai fini ma liste de jesaispasfaire
Cinq choses qui t’attirent chez le sexe opposé
Pas de cochoncetés sur ce blog. Vicieux!
Cinq choses que tu dis le plus souvent
Oh puté! A croire que finalement je ne m'écoute encore pas suffisamment... :jesèchecompletlà: :tapecommeunedératéesurmeuhseuneupouralleràlapêcheauxinfos:
# "Putain! Fais chier à la fin!"
# "Pas les oreilles Chiwi" ça a l'air tordu mais ce n'est pas du tout ce que votre esprit lubrique vous dit de penser
# "Vilain Bisekiki!"
# "Je vais pleurer"
# "Mazette"
Cinq personnalités qui te plaisent
# Le calme et la patience dont fait preuve chiwi quand je fais tous mes vilains caprices. Sans oublier ses imitations tordantes du Maroual qui me donne envie de le cro*censured*.
# L'équilibre que m'offre ma Mariiiiion, nos rires, nos pleures, nos coups de gueule et cie.
# Le caractère tout pourri de mes bisekikis de fac qui me poussent toujours à me surpasser.
# La façon trop craquante dont Eddie l'incontournable a de s'assumer en tant que boulet.
# Et ma famille mais là du coup je dépasse largement le quota autorisé donc je fais un priz'unique qui finalement ne me semble pas aussi craignos qu'à mes 16 ans adolescence quand tu nous tiens et qui est même plus que super.
Je suis pas totalement conne, j'avais bien compris que ce n'était pas vraiment le sens premier de la question, seulement comme le dit si souvent Bisekiki numero uno "tu crains en ce moment, arrêtes de la jouer bisou bisou" pour romancer et faire court parce que s'il passe par là il va encore me dire: "T'es de Marseille"... Ce qu'il faut pas entendre je vous jure. mais ce n'est pas tous les jours que le Maroual décide de s'ouvrir à sa sensibilité dixit mon prof de ciné asia et vous remarquerez si ce n'est déjà fait que bizarrement y a tout pleins de trucs barrés inutiles quand il s'agit de dire des choses importantes, persos et surtout gentilles. :effroi:
Voilà qui est fait, et je me sors de mon taguâge plutot indemne, donc à mon tour d'en balancer à tour de bras. Dans la famille JemefaistagueretMaroualçamefaitchier pic et pic et colegram... Chipponne adorée, la patate Amandine, Miss Erika, Clairounette à qui j'envoie un tag express sur Rennes et le Chippondale même si c'est un bougonneur de première catégorie qui va sûrement dire "oh non c'est trop du pourri!".
Ce pouic pouic n'a rien d'obligatoire, je vous jure que je ne viendrai pas taper du pied en chouinant si vous décidez de ne pas le faire.
[?] Nouvelle série photo en préparation. Vous en aurez bientôt des nouvelles.
24 octobre 2007
#2 Crêpes aux bananes

Non, je ne suis pas à cours de baratin au bout d'un mois, et oui je vous en ai filé une il y a peu. C'est juste que je vais avoir un peu moins de temps dans les jours à venir pour faire des photos, raconter ma vie, faire des articles de 10 pieds de long car je dois rendre mon scenario la semaine prochaine.
Puis c'est que dediou elles étaient vachement bonnes mes crêpes je me dois de partager avec vous leur bon goût... Alors je sais qu'on a fait plus gastronomique mais je m'en fiche j'aime bien les petites recettes qui ne payent pas de mine et qui sont un vrai plaisir pour nos papilles. :trépigne:
Et pour les petits nouveaux : vous êtes bien sur Submicrocosm" bouiboui scribouilli du Maroual en vadrouille et non sur un blog tout entier culinaire alors ne fermez pas votre fenêtre trop vite, et hop! à vos fourneaux le son grésilllant du transistor et on s'y croirait.
# Ingrédients:
Pour 6 personnes
300g de farine
3 œufs
1/2l de lait
325g de sucre
6 bananes
50g de beurre
1dl de rhum
1 pincée de sel
# Préparation:
1° Pelez les 6 bananes puis coupez les dans le sens de la longueur. Placez les dans un plat creux et saupoudrez les de 50g de sucre en poudre. Ensuite arrosez les avec le rhum. Laissez macérer les bananes un moment, puis retournez les de temps en temps.
2° Mettez la farine dans un saladier en puits et y ajoutez les œufs, 250g de sucre, et le sel. Mélangez lentement et doucement le tout, puis délayez en ajoutant le lait petit à petit. Mélangez la pâte vivement pour éviter les grumeaux.
3° Faites cuire vos crêpes et gardez les au chaud en les disposant dans une assiette au dessus d'une casserole remplie d'eau chaude (mais pas trop où les crêpes vont continuer à durcir).
4° Faites fondre le beurre dans une poêle sur feu moyen et faites dorer les bananes. Ensuite, enroulez chaque demi banane dans une crêpe, placez les dans un plat qui va au four, arrosez les de leur jus de macération et saupoudrez les de 25g de sucre en poudre. Mettre le tout à four chaud (environ 220°C), et servez immédiatement vos délicieuses crêpes.
Régalez-vous !
21 octobre 2007
Le photographe du mois...

... Raymond Depardon, cet artiste au timbre et l'oeil si particulier, qui ne veut surtout pas déranger et qui veut faire corps avec les murs pour n'en capturer que mieux l'essence véritable de l'homme.
A l'occasion de ce tout premier volet du "photographe du mois", je vous propose de découvrir ou de redécouvrir ce photographe, mais aussi réalisateur, scénariste, acteur, directeur photo, ingénieur du son et scripte français au parcours hors norme et ecclectique beh voui, c'est qu'il chôme pas le bonhomme.
Né le 6 Juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône, Raymond Depardon se passionne très tôt pour la photographie et s'essaye pour ses premiers clichés dans la ferme familiale. A 16 ans il quitte sa région natale pour rejoindre la capitale et devenir l'assistant du photographe Gilles Foucherand. Puis il rentre rapidement au sein de l'Agence Delmas qui l'envoit en 1960 sur le continent africain pour suivre l'expédition SOS-Sahara. Le jeune photographe revient avec un reportage qui est immédiatement publié dans Paris Match. Il couvre également les conflits au Vietnam ainsi qu'en Algérie.
En 1966, aux côtés de Gilles Caron il co-fonde la mythique Agence Gamma et part en reportage aux quatres coins du monde, notamment au Tchad (La Captive du Désert, 1989), au Biafra et à Prague (Jan Palach, 1969). Son film Jan Palach signe ses débuts dans le court métrage. Il retrace l'histoire de l'étudiant Jan Palach qui s'immola en 1968 à Prague pour protester contre la répression soviétique.
Raymond Depardon est également un paparazzi hors pair. C'est entre autre pour cela que Valéry Giscard d'Estaing lui propose tout naturellement de réaliser un documentaire sur sa campagne électorale (1974, une partie de campagne - 1974), documentaire qui doit attendre février 2002 pour être diffusé dans les salles obscurs ainsi qu'à la télévision. Il est également l'auteur de bon nombre de courts mais aussi de longs métrages. Ainsi il signe Numéros Zéro (1976) qui filme la naissance d'un nouveau quotidien Le Matin de Paris; et Reporters (Césars du meilleur documentaire en 1982) où il suit durant tout le mois d'octobre 1980 les photographes de l'Agence Gamma. Il traque également les institutions et veut en montrer les rouages. Cette obsession donne alors naissance à bon nombre de petits bijoux du documentaire français, Faits Divers (1983) où il suit une équipe de policiers et il ne manque d'ailleurs pas de retrouver l'univers judiciaire en tournant 11 ans plus tard Délits flagrants où le spectateur s'infiltre entre les murs du Palais de Justice de Paris, film qui lui vaut un second César. Il dépeint une dernière fois le monde judiciare français en réalisant en 2004 10e chambre, instants d'audience. Il côtoie également des institutions beaucoup plus fermées tels que l'univers hospitalier en tournant et photographiant San Clemente (1977- reportage poignant au coeur d'un asile vénitien), Urgences (1988 - service des urgences de l'Hôtel-Dieu à Paris).
C'est en 1985, que Depardon fait ses premiers pas dans la fiction en réalisant Empty Quarter, Une Femme en Afrique. Il esquisse amoureusement mais aussi avec inquiétude le continent africain (1966 - Afrique : comment ça va avec la douleur?). Cela suscitera chez le reporter deux autres films dont l'un tourné au Niger avec Sandrine Bonnaire (1989 - La Captive du Désert) qui endosse le rôle de Françoise Claustre archéologue kidnappée, et l'autre dans le désert Saharien (2002 - Un Homme sans l'Occident) qui évoque la vie de l'un des derniers hommes libres du Sahara au début du XXe siècle et qui tente d'échapper à la colonisation. Parrallèlement à tous ses derniers projets, comme pour signer un retour aux sources, il entreprend un travail de titan au début des années 1990 en nous offrant un triptique sur la france rurale (Profils paysans) qui demande pas loin de dix années de tournage.
Ce qui caractérise le travail photographique de Raymond Depardon, est son détachement avec l'école du reportage humaniste européen pour se retrouver davantage à travers l'objectif de photographes américains tels que Robert Frank et Walker Evans (ce qui prévaut également dans le cinéma en se posant comme digne héritier du cinéma direct dont les principaux instigateurs sont Pennebaker ou encore Richard Leacock). Il nous est impossible de faire également l'impasse sur la question de la subjectivité du photographe qui est sans cesse interrogée et réinterrogée dans son oeuvre. Il en parle d'ailleurs dans le Contacts qui fut réalisé pour son reportage San Clemente, mais s'explique également dans son recueil Notes publié en 1979 et composé de dizaines de photographies sous titrés de texte se promenant entre exigence journalistique, monde extérieur et intérieur (l'autobiographie). Photographies de personnalités politiques, son dernier ouvrage suit la même démarche que son recueil: imprimer sur la pellicule les hommes politiques dans l'authencité de leur action en y ajoutant son regard personnel. Il expose ses portraits politiques à la Maison européenne de la photographie (Paris) début 2006.
La réputation de Depardon n'est plus à faire et ceux mondialement parlant. Nous sommes face à un artiste plus qu'ecclectique qui aime travailler sur des supports bien distincts (cinéma, photographie, ouvrages, expos, publicités, etc) tout en ne s'éloignant jamais vraiment des thémes qui ont hantés son oeuvre depuis les prémisces.
# Pour voir davantage de photos de Raymond Depardon ou de ses films, cliquez sur les liens suivants :
Profils Paysans I, l'approche ll Profils paysans II, le quoitidien ll 10e chambre, instants d'audience ll 1974, partie de campagne ll Faits Divers ll San Clemente ll Un Homme sans l'Occident
Voilà pour le moment. Mais en début de semaine je ferai un saut à la bibliothèque de la fac pour dénicher des bouquins sur le sujet (et oui je n'en ai pas, une tare je sais bien) de façon à vous scanner encore plus de photos pour enrichir cet article (notamment des planches photographiques, car là en l'occurence ce sont beaucoup de capture de ses films). Rendez-vous la semaine prochaine pour un edit !
° Les photographies de cet article sont de Depardon mais est-ce bien nécessaire de le dire...
16 octobre 2007
Toutes les mamans...

... ont une vieille boîte à biscuits ou à sucreries remplie de trésors. Et je viens de mettre à sac celle de ma môman. Surprise par mon intérêt certain pour ses vieux bijoux, elle ne feint pas de me rappeler que "ce sont des vieilleries et tu risques d'attraper une maladie de peau indécrottable tellement ils sont poisseux!" moi : "Ils sont vieux? :bave:". Et en effet je ne regrette rien, ils sont tout comme dans mon souvenir, de toutes les couleurs, de toutes les formes, de tous les motifs qu'on puisse imaginer.
Alors alors, le détail...
La fameuse boîte... vieille juste ce qu'il faut, en métal, vidée depuis belle lurette de ses bonbons Quality Street à consommer de préférence avant fin Juin 1988...
Comme je suis malheureuse... parce que voyez vous le bon dieu est passé au rouleau compresseur sur le moule à hauteur des mimines lorsqu'il m'a faite, histoire de me donner des mains bien plates et bien larges. J'ai la carpe de la main et surtout les articulations carpo métacarpienne gargantuesques je fais genre mais pour de vrai j'ai chercher sur gogole. Et les bracelets du genre de ceux que l'on voit à l'image, qu'ils soient en bois, en bronze, en éponge, en quincaille et tout ce que vous voudrez ne peuvent pas trouver place autour de mes poignées tout fins because ça coince... oui, parce qu'en plus la belle affaire j'ai des poignées tout rikikis et des doigts super extra giga longs... E.T.
Bref, revenons à nos moutons parce que nous serons d'accord sur le fait que tout le monde s'en tamponne des multiples complexes du Maroual. Donc pour mon plus grand plaisir une jolie petite broche nacrée "éléphants" qui viendra barrir à ravir sur mes petits tops gris, et pour rester dans autres broches pins et tutti quanti je vais faire de toutes les boucles d'oreilles aillant perdues leurs "jumelléités" de beaux bijoux à crocheter de ci de là sur mes tenues hivernales. Coup de cœur tout particulier pour la boucle ronde aux motifs fourragés violine, doré, sapin et rouge.
Egalement deux paires de boucles supers chouettes qui s'harmoniseront sans nul doute avec ma garde robe.
A laisser loin de la fenêtre et par la même de la pie qui a élu domicile dans le coin.
Hum... ces boucles d'oreilles... gaga! Je viens de balancer toutes mes
boucles percing pour privilégier celles-ci à pince. Alors je pense que je
vais en baver un temps, mais je finirai bien par m'y faire. Du moins si
je vais jusqu'au bout. Pour le moment je les porte avec mon pyjama en
peau de biche, c'est d'un chic... Mes parents me regardent alors l'air
inquiet et peut-être bin même
si on se rie de moi lorsque je dis ça, que je tourne encore moins rond
qu'avant depuis mon propulsage loin des 20 ans.
Vraies ou fausses plutôt ça je pense perles je m'en fiche, elles brillent, elles sont belles, je les aime! Et j'ai un collier qui va tout bien avec mes boucles en [1] :commejecrâne: , donc franchement que demande le peuple à savoir juste moi parce que même si à la base ma série photo "submicrocosm" raconte l'histoire d'un peuple sous terrain beh pour le coup je suis trop seule pour que le charme de sa signification première soit intact.
Je n'arrange pas ma scoliose avec tous ces pendentifs, sautoirs & cie parce que bien entendu le Maroual ne fait pas dans la demi mesure et les porte tous à la fois ainsi que les boucles d'oreille et autres babioles cela va se soit... :pfffcounnasse:
Et vous zalors un petit, moyen, gros coup de coeur?
Ps: Inutile de préciser que j'attends les photos des boîtes à bonbecs de vos mamans! Et s'il y en a suffisamment ou pas d'ailleurs because y a beaucoup de timides qui passent incognito j'en choisirai quelques unes pour en faire un article illustré sans baragouinages qui gâchent tout.
14 octobre 2007
#1 Biscuit de Savoie

Pour la cinquième fois seulement au cours de ma brève existence, je me décidais un peu au dernier moment à faire un bon vieux biscuit de Savoie histoire de bien débuter le week end avec Mimiche.
Un petit biscuit tout simple, tant en apparence que pour la préparation mais un véritable régal pour les papilles c'est un peu moi quoi... une brave fille délicieuse :houhou: . Donc je vous poste ceci celà zici ou là en espérant que cela vous plaira...
# Ingrédients:
Pour 5 à 6 personnes
6 oeufs
200g de sucre semoule
100g de farine
1 noix de beurre
# Préparation:
1° Casser les oeufs en séparant les blancs des jaunes. Réserver les blancs, et mélanger le sucre semoule aux jaunes. Tourner vigoureusement jusqu'à ce que le mélange blanchisse et devienne homogène.
2° Ajouter ensuite la farine par petites quantités en remuant jusqu'à obtenir une pâte bien liée.
3° Dans un second saladier, faire monter les blancs en neige en les fouettant manuellement tant qu'à faire, que je ne sois pas seule à souffrir avec amour. Lorsque les blancs adhèrent au fouet il est alors temps de les incorporer à la pâte avec précaution et mélanger lentement.
4° Beurrer un moule à manqué et y verser la pâte . Enfourner à four moyen (environ 180°C soit thermostat 5 il me semble) pendant une demi heure.
5° Pour vérifier la cuisson il faut enfoncer une lame de couteau au centre du gâteau. Si la lame ressort propre le biscuit est cuit. Je vous laisse soigner la présentation, mais il peut se déguster aussi bien tiède que froid. Le vin suggéré pour accompagner cette spécialité par mon fabuleux livre de recette où je trouve sans cesse mon bonheur est le rosé d'Apremont. Et si le Maroual peut vous conseiller un truc, c'est d'assortir ce dessert avec de la confiture de fraise, de framboise de ce qui aura un nom qui vous semblera coller avec car c'est un délice.
A vos fourneaux, bon app' et n'oubliez pas de m'en dire des nouvelles si vous vous êtes laissés tenter.
12 octobre 2007
La SNCF sait vraiment comment s'y prendre...

... pour me fiche en grève. Je passe la moitié de ma vie dans le train et à chaque fois il y a un truc, même infime, qui me met en boule. Quand ce n'est pas parce que j'ai froid, ou que ça pue, qu'ils cumulent retards et annulations ou que nous sommes arrêtés en pleins milieu d'une voie sinistre sans savoir ce qui se passe, je suis en rogne à cause de la flambée des prix. Je trouve scandaleux de nous faire payer les yeux de la tête pour 2h de trajet calamiteux, où personnellement je sors en sueur, nauséeuse et ébouriffée. Je grogne, parce que ça me coûte la peau des fesses et que justement je n'ai plus un sou pour les habiller ou pour faire d'autres trucs, je ne suis quand même pas obsessionnelle à ce point, je viens de refaire le plein. C'est bien parce que j'ai un Michon qui habite Paris et que c'est le seul moyen de transport qui peut m'y conduire. Mais alors je peste parce qu'elles me coûtent chères mes aventures parisiennes ne me lancez pas au sujet du métro, mais il est impensable de m'en passer...
D'un autre côté je culpabilise à mort, parce que nombre de personnes ne voyagent pas en voiture climatisée ah j'avais oublié celui là de détail qui irrite, je caille mais dans des charrettes à bestiaux. Donc finalement... je m'en voudrais presque d'avoir râlé... Hé j'ai une bonne escuse M'sieur, il me faut au moins un bougonnage hebdomadaire ou je ne répond plus de rien...
[*] Magazine Elle numéro 3222 1er Octobre 2007
10 octobre 2007
"Sans moi" mais pas sans vous...

Aujourd'hui même sort dans les salles le film Sans moi d'Olivier Panchot. J'ai reçu un petit mail avant hier m'expliquant que ce petit film ne bénéficiait d'aucune autre promotion que celle du bouche à oreille. Ni une ni deux je clique sur tous les liens présents dans le corps du message. Hé beh mine de rien ça a l'air pas mal du tout. Vous pouvez le voir dans quatre salles parisiennes seulement en attendant qu'il soit distribué plus largement, mais pour cela il faut vous précipiter à l'UGC les Halles, à l'UGC Bercy, au Gaumont Opéra 1 et au MK2 Hautefeuille, car tout se décide le premier jour. Et moi je ne peux pas venir jusque sur Paris, alors filez y vite que nous autres provinciaux puissions en profiter.
° Synopsis: Anna (Yaël Abbecassis), jeune mère divorcée, embauche Lise (Clémence Poésy)
pour s'occuper de ses deux enfants. D'emblée, elle lui fait confiance
et instaure avec elle une relation complice. Pourtant, Anna va bientôt
découvrir que Lise garde d'un passé difficile une inquiétante part
d'ombre. En décidant de tenter de l'aider par sa force, Anna se
retrouve confrontée à sa propre fragilité...
° Dans la presse
Le Point "Olivier Panchot fait preuve d'une étonnante subtilité d'écriture et tire le meilleur parti de ses comédiennes, une atmosphère envoûtante... un premier long plus que prometteur...
Cinélive "Une mise en scène minutieuse... une exigence formelle certes risquée mais réfléchie qui préserve le mystère de cette histoire..."
Première "Olivier Panchot porte à l'écran le roman de Marie Desplechin en conservant la sensibilité féminine, l'inquiétante étrangeté du roman et chorégraphie chaque mouvement... la tension entre les deux femmes est intense à se rompre..."
° My space d'Olivier Panchot



