01 mai 2008
Des cadals! Des cadals!

Comme vous l'avez lu précédemment, j'en ai un tout petit peu beaucoup bavé pour faire mes books. Pour le coup j'avais sorti compas, règle, rapporteur, équerre, kleenex pour m'éponger et caféine caféine caféine, alors que finalement la solution se trouvait sous mon nez sans que je le sache...
Photo Service vient de lancer son nouveau site sur lequel on peut trouver plein de services personnalisables à souhait (livres, posters, toiles, puzzles, calendriers, etc). Ils ont gentiment pensé à moi en me faisant parvenir un code gratuit pour un livre prestige 24 pages format paysage et le meilleur c'est que j'ai trois autres codes à vous offrir. :bounce:

Pour déterminer à qui ils reviendront, je vous propose donc un petit concours photo. Il va s'agir d'inventer une petite histoire et de l'illustrer avec quelques photos. C'est un sujet totalement libre à savoir que vous avez le droit de mêler photos, illustrations, collages, montages, etc du moment que la photo reste le support majeur.
Vous avez deux semaines pour me faire parvenir vos petits travaux à l'adresse suivante : reinedesneuneus@gmail.com.
En route mes ptits loups !
° Edit : N'hésitez pas à participer, ce concours est ouvert à tous. Le critère majeur est l'originalité et surtout l'amusement que vous prenez à participer. Alors arrêtez de douter sur vos capacités et lancez vous mes gaillards (même les timides silencieux) surtout que le cadeau a quand même une valeur de 35€, sont cool chez Photoservice.com. :) Pis le Maroual i vous montre quand même régulièrement ces connasseries en photo alors on inverse les rôles un peu. :p
Puis si vous ne pouvez me rendre vos copies dans le délai imparti on s'arrangera pour reculer un peu la date butoire. Plus vous serez de fous à participer, plus le vote organisé à la fin de ces deux semaines sera varié et riche.
25 février 2008
Je me la pète les nénettes...

... because j'ai quand même eu le grand honneur d'illustrer le daily mood chez notre Méchante nationale. Ça m'a fait plaisir de lire ce que cela à inspirer à ses lecteurs, de voir citer Gérard de Nerval ou de les voir se souvenir. Voilà, c'est pit-être un brin neuneu, sûrement même, mais m'en fiche aujourd'hui je fa ce que je veux, c'est la première fois qu'une de mes photos est vraiment confrontée au regard de beaucoup de monde et même si ce n'est pas une critique qui était demandée ça fait tout marrant. J'a d'ailleurs bin envie de copier coller ici tous les mots que cela vous a inspiré parce qu'il y en a de très chouettes. Puis conclusion avec quelques unes des photos de la série (je ne peux pas vous mettre la totalité parce qu'il y en a trop et ça serait trop long à charger, mais d'ici peu vous pourrez les consulter ainsi que beaucoup d'autres... :suspense:) .

// Ballet // Air // Pfuiiit // bulle // silence // kimono // poisson // flou //
algues // Coloré // coquelicot // envol // dansons // voilette //
battements de cil // Voilage // Flottement // Mouvement // Valse //
Tournis // eau // Japon // Bulle // Sushi // ciel // fleur // vent //
Pivoine // Zéphir // Blop! // Poisson // Amaryllis // Soyeux //
Voluptueux // Art // Douceur // danse // harmonieuse // de ses écailles
// fluide // évanescent // light // Japon // poétique // danse // fleur
// sous // marine // poésie // eaux // troubles // voile // fuite //
ailleurs // poisson rouge // dansante // nuageux // un // bonheur //
fugace // aucune // inspiration // na // visqueux // tulle // paradis
// Nuage // Flamboyant // Eté // chantons // sous // la pluie //
poisson // flamboyant // plumes // Rêve // Ondule // Fluide // celeste
// silence // nageoire // Echappée // coquelicot // ariel // entrechat
// scène // applaudissement //



04 janvier 2008
Nos jolies vitrines ... #4

Etant de retour sur Paris depuis quelques jours, comment aurais-je pu squizzer les vitrines du Boulevard Haussmann... Comme chaque année, le Printemps remporte haut la main le titre de wahoocommec'estbeau,commeçabrille dans mon coeur. C'est donc naturellement que je le partage avec les petit(e)s provincial(e)s comme moi (ou avec les parisiens débordés aussi d'ailleurs). Alors je sais qu'il y a un sacré paquet d'images, mais sur deux des quatre vitrines je n'arrivais vraiment pas à trancher et j'espère que vous saurez me pardonner le temps de chargement de la page.

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29 décembre 2007
Nos jolies vitrines ... #3

27 décembre 2007
Nos jolies vitrines ... #2

25 décembre 2007
Nos jolies vitrines ... #1
Je profite de ces vacances pour redécouvrir un peu ma ville... Alors c'est vrai, vous me direz "Ma tu t'y rends quotidiennement!", seulement fac fac fac veut pas dire visitâge approfondi et régulier du Caenton (hoho! La boutade! :mêmepashonte:)... Alors comme je le disais une vingtaine de mots plus tôt, je me surprends à avoir de nouveau plaisir à arpenter mon patelin de long en large et en travers. Le bonheur d'y errer n'est en rien altéré par le fait que les fêtes de fin d'année aidant, la majeure partie des vitrines sont parées de milles feux même si le plus souvent proutsproutsbidonsbanales. Heureusement, certaines d'entres elles nous sauvent la mise. C'est donc le pourquoi du comment d'une nouvelle catégorie qui me permet un peu d'action photographique dans une période d'inactivité, "Nos jolies vitrines". Trêve de blabla, entrons dans le vif du sujet!
09 décembre 2007
Le photographe du mois...
"Quand j’ai commencé à me poser des questions, à vouloir photographier autrement l’actualité des hommes, j’ai trouvé une amie, c’est elle qui m’a aidé à sortir de mon passé. Nous avons réalisé ensemble « San Clemente », elle au son, moi au cadre, ce film sur un hôpital psychiatrique à Venise. J’ai écrit « Notes », mon premier livre pour elle. Le plus important chez elle, c’est son parcours sans compromis. À sa façon, avec réflexion, c’est le contraire du reporter de guerre, ses photographies témoignent aussi de la folie des hommes, sans doute avec encore plus de force que le témoin reporter. Sensible, discrète, engagée, habitée, elle a un vrai talent d’artiste photographe, salué dans le monde entier, c’est en plus une amie fidèle." Raymond Depardon

West Bank, 2004
... qui est en réalité une photographe que j'affectionne tout particulièrement, car c'est autour de son travail que j'ai monté mon dossier d'arts plastiques pour le baccalauréat. Alors, peut-être que certains vont trouver ça nouille et sacrément emmerdant, de vous parler de Raymond puis de vous balancer dans la foulée sa coupine Sophie, mais de toute façon vous ne pouviez pas y couper... On croirait que je vais vous causer d'une photographe quicraintgravedelapelloche... ceci dit si vous partez sur une très mauvaise impression, vous ne pouvez qu'en ressortir (au pire) sur une mauvaise impression, ce qui est toujours mieux... :detoutessesdents:
En
1983, Sophie Ristelhueber est au Liban et plus précisément à Beyrouth, pour
photographier cette ville meurtrie par la guerre civile (Beyrouth
Photographies, 1984). Le parti pris de la photographe surprend le monde du
reportage tant il va beaucoup plus loin que la simple captation de scènes de
combats. Cela marque pour la photographe, le début de sa réflexion entre les
rapports qu'entretient le paysage avec les fractures, les frontières, les
traces, toutes les marques concrètes ou imaginaires qui remodèlent le monde
selon les évènements qu'il y a enduré, des cataclysmes naturels (tremblement de
terre – Arménie, 1989), mais surtout la marque laissée par l'homme.
Chronologiquement, elle prend des vues à très grandes ou à très petites
échelles d'une terre blessée par les obus de la première guerre du Golfe (Fait,
1992) et des combats balkaniques (Every One, 1994 et La Campagne, 1997). Elle
immortalise également les frontières symboliques d'Asie Centrale avant même que
le 11 septembre ne les mettent en avant (L'air est à tout le monde II, III, IV,
2000, 2001, 2002). L'évocation d'un épiderme mutilé atteint son paroxysme dans
sa série photographique Dead Set (2000) qui se situe en Mésopotamie, terre
blessée depuis des millénaires. En cela réside la vision essentielle du travail
de Sophie Ristelhueber, montrer les mutilations subies par la terre ou plus
précisément celles des peuples qui la foule. En 2001, son exposition Details of
the World au Museum Fine Arts de Boston nous montre que nos blessures physiques
et psychiques ne sont pas si éloignées de celles subis par la terre. En 2005,
dans West Bank (WB, l'une de ses dernières séries photographiques) sont
présentes toutes ses obsessions, chaos, scarifications, ruptures, divisions… Elle
porte à nos yeux différentes ruptures frontalières entre Israël et les
territoires palestiniens. Cela étant dit, il est nécessaire de relever que
cette artiste ne cherche en rien à relever un contexte politique ou bien les
responsabilités de quelques représentants, mais bien de livrer des clichés à la
temporalité et à l'identité inaliénables. Dans sa série Eleven Blowups (2006), la
photographe recrée, par ordinateur et à l'aide de vidéos réalisées à Bagdad, un
paysage estropié et embrasé.
Assez de baratin, voici quelques-unes de ces photos...
# Beyrouth Photographies, 1984.

# Fait, 1992.
"En juillet 1991, je suis partie en Yougoslavie où je
me suis improvisée chauffeur pour Jean Rolin, qui était alors grand reporter au
Figaro. C’était au tout début du conflit, Serbes contre Croates. Et je n’ai pas
fait d’images. À l’époque je m’étais dit : « Visuellement, comment
est-ce qu’on peut parler de ça ? De cette violence invraisemblable entre
des voisins qui sont des frères jumeaux ? » Comment montrer
cela ? Quelques mois plus tard, en octobre, j’ai survolé le désert au
Koweït, pour ce qui allait devenir Fait." Sophie Ristelhueber

# Every One, 1984.
En survolant une tranchée en zig-zag, je me suis
rappelée une blessure que j’avais photographiée à l’hôpital au début des années
1980. J’ai compris que pour parler de la guerre civile il fallait montrer des
corps entaillés. J’ai choisi de montrer des sutures parce que c’était plus fort
visuellement. J’ai travaillé avec des chirurgiens à Paris ; je leur griffonais
des croquis de cicatrices et ils m’appelaient lorsqu’ils estimaient avoir ce
que je cherchais. Et cela a donné Every One (1994)." S.R.

# La Campagne, 1997.

# Irak, 2001.
"Plus j’avance, moins je fais d’image. Pendant mon
voyage en Irak, en 2000, j’ai traversé une crise par rapport à mon travail
« photographique ». J’ai fait des milliers de kilomètres, pendant des
semaines. J’étais accompagnée par un jeune interprète qui parlait espagnol. Un
soir, il vient me voir, inquiet : je ne prenais pas de photo. Et puis je
suis tombée sur ces palmiers dans le sud irakien. Ce sont des troncs étêtés, ou
calcinés, emmêlés au sol, une métaphore de soldats morts. J’étais estomaquée
par cette scène. Mes anges gardiens, le traducteur et cinq officiers ce jour-là,
voulaient m’empêcher d’y aller : les champs étaient minés. Mais je savais
que c’était la seule chose que je voulais rapporter. Et cela a donné Irak,
2001, un triptyque composé de trois images de 120 x

# West Bank, 2004.

# Stitches, 2005.

# Eleven Blowups, 2006.



21 octobre 2007
Le photographe du mois...

... Raymond Depardon, cet artiste au timbre et l'oeil si particulier, qui ne veut surtout pas déranger et qui veut faire corps avec les murs pour n'en capturer que mieux l'essence véritable de l'homme.
A l'occasion de ce tout premier volet du "photographe du mois", je vous propose de découvrir ou de redécouvrir ce photographe, mais aussi réalisateur, scénariste, acteur, directeur photo, ingénieur du son et scripte français au parcours hors norme et ecclectique beh voui, c'est qu'il chôme pas le bonhomme.
Né le 6 Juillet 1942 à Villefranche-sur-Saône, Raymond Depardon se passionne très tôt pour la photographie et s'essaye pour ses premiers clichés dans la ferme familiale. A 16 ans il quitte sa région natale pour rejoindre la capitale et devenir l'assistant du photographe Gilles Foucherand. Puis il rentre rapidement au sein de l'Agence Delmas qui l'envoit en 1960 sur le continent africain pour suivre l'expédition SOS-Sahara. Le jeune photographe revient avec un reportage qui est immédiatement publié dans Paris Match. Il couvre également les conflits au Vietnam ainsi qu'en Algérie.
En 1966, aux côtés de Gilles Caron il co-fonde la mythique Agence Gamma et part en reportage aux quatres coins du monde, notamment au Tchad (La Captive du Désert, 1989), au Biafra et à Prague (Jan Palach, 1969). Son film Jan Palach signe ses débuts dans le court métrage. Il retrace l'histoire de l'étudiant Jan Palach qui s'immola en 1968 à Prague pour protester contre la répression soviétique.
Raymond Depardon est également un paparazzi hors pair. C'est entre autre pour cela que Valéry Giscard d'Estaing lui propose tout naturellement de réaliser un documentaire sur sa campagne électorale (1974, une partie de campagne - 1974), documentaire qui doit attendre février 2002 pour être diffusé dans les salles obscurs ainsi qu'à la télévision. Il est également l'auteur de bon nombre de courts mais aussi de longs métrages. Ainsi il signe Numéros Zéro (1976) qui filme la naissance d'un nouveau quotidien Le Matin de Paris; et Reporters (Césars du meilleur documentaire en 1982) où il suit durant tout le mois d'octobre 1980 les photographes de l'Agence Gamma. Il traque également les institutions et veut en montrer les rouages. Cette obsession donne alors naissance à bon nombre de petits bijoux du documentaire français, Faits Divers (1983) où il suit une équipe de policiers et il ne manque d'ailleurs pas de retrouver l'univers judiciaire en tournant 11 ans plus tard Délits flagrants où le spectateur s'infiltre entre les murs du Palais de Justice de Paris, film qui lui vaut un second César. Il dépeint une dernière fois le monde judiciare français en réalisant en 2004 10e chambre, instants d'audience. Il côtoie également des institutions beaucoup plus fermées tels que l'univers hospitalier en tournant et photographiant San Clemente (1977- reportage poignant au coeur d'un asile vénitien), Urgences (1988 - service des urgences de l'Hôtel-Dieu à Paris).
C'est en 1985, que Depardon fait ses premiers pas dans la fiction en réalisant Empty Quarter, Une Femme en Afrique. Il esquisse amoureusement mais aussi avec inquiétude le continent africain (1966 - Afrique : comment ça va avec la douleur?). Cela suscitera chez le reporter deux autres films dont l'un tourné au Niger avec Sandrine Bonnaire (1989 - La Captive du Désert) qui endosse le rôle de Françoise Claustre archéologue kidnappée, et l'autre dans le désert Saharien (2002 - Un Homme sans l'Occident) qui évoque la vie de l'un des derniers hommes libres du Sahara au début du XXe siècle et qui tente d'échapper à la colonisation. Parrallèlement à tous ses derniers projets, comme pour signer un retour aux sources, il entreprend un travail de titan au début des années 1990 en nous offrant un triptique sur la france rurale (Profils paysans) qui demande pas loin de dix années de tournage.
Ce qui caractérise le travail photographique de Raymond Depardon, est son détachement avec l'école du reportage humaniste européen pour se retrouver davantage à travers l'objectif de photographes américains tels que Robert Frank et Walker Evans (ce qui prévaut également dans le cinéma en se posant comme digne héritier du cinéma direct dont les principaux instigateurs sont Pennebaker ou encore Richard Leacock). Il nous est impossible de faire également l'impasse sur la question de la subjectivité du photographe qui est sans cesse interrogée et réinterrogée dans son oeuvre. Il en parle d'ailleurs dans le Contacts qui fut réalisé pour son reportage San Clemente, mais s'explique également dans son recueil Notes publié en 1979 et composé de dizaines de photographies sous titrés de texte se promenant entre exigence journalistique, monde extérieur et intérieur (l'autobiographie). Photographies de personnalités politiques, son dernier ouvrage suit la même démarche que son recueil: imprimer sur la pellicule les hommes politiques dans l'authencité de leur action en y ajoutant son regard personnel. Il expose ses portraits politiques à la Maison européenne de la photographie (Paris) début 2006.
La réputation de Depardon n'est plus à faire et ceux mondialement parlant. Nous sommes face à un artiste plus qu'ecclectique qui aime travailler sur des supports bien distincts (cinéma, photographie, ouvrages, expos, publicités, etc) tout en ne s'éloignant jamais vraiment des thémes qui ont hantés son oeuvre depuis les prémisces.
# Pour voir davantage de photos de Raymond Depardon ou de ses films, cliquez sur les liens suivants :
Profils Paysans I, l'approche ll Profils paysans II, le quoitidien ll 10e chambre, instants d'audience ll 1974, partie de campagne ll Faits Divers ll San Clemente ll Un Homme sans l'Occident
Voilà pour le moment. Mais en début de semaine je ferai un saut à la bibliothèque de la fac pour dénicher des bouquins sur le sujet (et oui je n'en ai pas, une tare je sais bien) de façon à vous scanner encore plus de photos pour enrichir cet article (notamment des planches photographiques, car là en l'occurence ce sont beaucoup de capture de ses films). Rendez-vous la semaine prochaine pour un edit !
° Les photographies de cet article sont de Depardon mais est-ce bien nécessaire de le dire...




